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Se former à la communication non-violente

Développée dans les années 60 par Marshall Rosenberg, la communication non-violente est un processus permettant de mettre le respect et l’empathie au centre de soi et des autres.

Il permet de se recentrer sur ses besoins et ceux des autres mais surtout d’obtenir ce que l’on veut dans un cadre bienveillant. On s’est donc dit qu’il était primordial de vous partager nos découvertes à ce sujet 😌!

C’est un réel boost pour manager et favoriser l’engagement. Cela permettra d’améliorer les relations supérieurs/collègues  pour une meilleure coopération d’équipe. Alors, n’attendez plus!

Dans cet article, vous retrouverez le processus de la communication non-violente, son apparition et son histoire, comment s’exprimer avec sincérité et pratiquer l’écoute emphatique et enfin comment se former à la communication non violente.

Qu’est-ce que la communication non violente? 

Définition 

La communication non-violente est un état d’esprit qui conduit la personne à être en accord  avec ses besoins profonds pour mieux communiquer avec l’autre, en énonçant des observations justes qui ne puisent pas leurs arguments dans le jugement.

C’est un outil de communication, principalement verbal qui peut servir à la résolution de conflits entre deux personnes ou au sein d’un groupe. Cela vise à créer entre les êtres humains des relations fondées sur la compassion, l’empathie et le respect.

Pour Marshall Rosenberg, la communication non-violente permet de “vivre une qualité de connexion de cœur à cœur qui favorise l’élan de donner et de recevoir”.

Pour la petite histoire … 

C’est dans les années 1960, que le docteur en psychologie clinique Marshall Rosenberg, développer le principe de la Communication Non Violente qui s’inspire fortement des travaux de son professeur Carl Rogers (1902-1987).

Il développe, sur les traces de Gandhi et de l’Ahimsa, son principe de non-violence, une méthode permettant de réduire les conflits, en se portant porte-parole auprès de diverses communautés américaines (école, institutions publiques) en prise aux conflits raciaux et socio-économiques de l’époque. Il fonda par la suite le Centre pour la Communication Non Violente, organisation à but non lucratif destinée à promouvoir ce mode de communication en favorisant le dialogue bienveillant.

Un Postulat 

La communication non-violente s’appuie sur un postulat affirmant que

  • Nous sommes empathiques par nature.

  • Nos stratégies violentes ou brutales pour obtenir ce que l’on veut sont issues d’un conditionnement affirmant que la nature humaine est par essence mauvaise.

Ce processus nous permet de nous reconnecter à notre nature pour être capable de gérer les conflits en favorisant la gratitude envers soi-même et envers les autres. C’est une méthode de compréhension mutuelle qui permet de prendre conscience de ce qui facilite ou ce qui entrave la coopération humaine avec une approche bienveillante.

Au cours de ce processus, nous nous rendons compte que nous devons assumer la responsabilité de nos choix et qu’il est aisé d’améliorer nos relations avec nous-même ou avec les autres. Cette méthode est efficace même quand on est face à quelqu’un qui n’en connaît rien.

Un Processus

S’exprimer avec sincérité

La communication non-violente est un moyen de communiquer favorisant un échange authentique. Pour cela, il est important de maîtriser l’art du dialogue en prenant soin de choisir les mots que nous utilisons. Ils sont la voie pour exprimer et entendre nos besoins profonds.

La démarche en communication non-violente comporte 4 étapes successives et est connue sous l’acronyme OSBD (observation, sentiment, besoin, demande):

  • Observation: J’observe la situation et la transmets de manière objective. Ainsi on ne portera pas de jugement hâtif et au lieu de dire “Tu es en retard” nous pouvons le remplacer par “Nous avions rendez-vous à 9h et il est 9h30”.

  • Sentiment: Je prends en compte les sentiments qu’éveille cette situation en disant par exemple “Cela m’irrite”.

  • Besoin: Je regarde quels sont les besoins qui sont liés à cette situation et je les transmets “J’aurais besoin qu’on fixe des horaires qui peuvent être respectés”.

  • Demande: Je regarde ce que je pourrais demander concrètement pour satisfaire ces besoins en disant “Pourrais-tu à l’avenir prendre le temps pour arriver à l’heure?”.

Ce mode de communication nous permet de devenir bienveillant et empathique, en cernant nos propres besoins. C’est une manière claire et simple de nous exprimer. C’est une méthode qui peut faire des miracles dans le monde de l’entreprise, pour atteindre des objectifs concrets sans bouleverser l’autre.

Pour communiquer de façon non violente , il faut pouvoir enlever les jugements moralisateurs de notre esprit et nous concentrer sur le résultat. Pour cela, il est primordial de ne pas chercher à se comparer aux autres et d’arrêter de communiquer ses désirs sous forme d’exigence “Tu dois…”.

L’écoute emphatique 

L’empathie est une façon de comprendre avec respect ce que les autres vivent. Pour écouter de cette manière-là, Marshall Rosenberg dit “Nous ne devons pas écouter avec notre tête mais avec tout notre être. Nous devons nous oublier pour écouter l’autre.”.

Pour cela, il est important de pratiquer l’écoute active, une pratique simple qui pourtant est bien plus difficile que ce que l’on ne croit.

L’écoute active consiste à laisser l’autre parler en le laissant chercher au fond de lui, les vraies raisons qui le pousse à se sentir mal à l’aise avec une situation. Pour cela, il est important de ne pas le diriger, mais seulement de vraiment l’écouter.

La méthode est en fait très simple, elle consiste : à ne rien dire à la place de l’autre, à ne rien décider, ni penser à sa place. On ne fait qu’écouter et répéter le dernier mot ou la dernière phrase si on ressent le besoin de relancer la personne.

Généralement, donner des conseils n’est qu’un moyen pour satisfaire notre ego, et nous sentir utile dans la position de l’écouteur. Cependant, les vrais maîtres de leurs décisions sont les autres et ils sont capables de savoir quels sont les ressources qu’ils possèdent pour résoudre une situation.

Dans le cadre professionnel, prendre le temps de réellement écouter nos collaborateurs pour les laisser exprimer leurs besoins est un vrai gain de temps pour éviter les débordements contre-productifs.

Selon Marshall Rosenberg, cette méthode emphatique nous permet de rester à la fois sincère et vulnérable en créant un lien avec l’autre tout en décelant certaines souffrances qui auraient été dures à exprimer dans une autre forme d’écoute.

De plus, pour pratiquer l’écoute empathique et être bienveillant avec les autres, il est primordial de l’être avec soi-même. Pour cela, il faut savoir se pardonner ses défauts et les accepter dans une démarche de reconstruction positive de soi.

Se former à la communication non-violente 

Aujourd’hui la communication non-violente est devenue un principe en vogue et des milliers de praticiens en font l’éloge partout dans le monde.

Il existe des formateurs certifiés par le centre de la Communication Non Violente et vous pouvez les retrouver ici, qui présente des stages de durée variable (2 à 4 jours). On y met en pratique cette méthode pour pouvoir la reproduire dans notre sphère privée ou professionnelle.

Chez GII, nous vous proposons des stages inter-entreprises qui permettent de renforcer vos compétences notamment en écoute, communication, affirmation de soi ou prise de parole pour être capable d’exprimer vos besoins de manière claire et bienveillante. Vous pouvez les retrouver ici.

 

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